Hôpital privé
Jacques Cartier

« Prendre soin de » au quotidien : réalité ou utopie ?

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« Prendre soin de » au quotidien : réalité ou utopie ?

L’Humanisme Soignant, courant porté par Walter Hesbeen, a fait l’objet d’une conférence au sein de l’Hôpital privé Jacques Cartier le 21 février dernier. Comment recentrer le « Prendre soin de » au cœur d’une vocation de soignant ?

Pour répondre à cette question, Walter HESBEEN, infirmier et docteur en santé publique, responsable du GEFERS (Groupe Francophone d’Études et de Formations en Ethique de la Relation de Service et de Soin), a répondu à l’initiative de Marie-Hélène Aillet, Directrice des soins. Le « Projet d’établissement 2019-2023 » de l’Hôpital privé Jacques Cartier justifiait cette sensibilisation à une démarche éthique et bienveillante. « La première fois que j’ai entendu les propos de Walter Hesbeen, j’ai su pourquoi je faisais ce métier. Ce fut une vraie bouffée d’oxygène en tant qu’infirmière », explique-t-elle.

Face à un large auditoire attentif, l’auteur de « Prendre soin à l’hôpital » s’est ainsi exprimé sur la bientraitance, révélant la vraie valeur des mots soins et patients.

Réalité ou utopie : le poids des mots

Nombreuses réformes, temps d’hospitalisation plus courts et gestion de services plus complexes (plannings serrés, traçabilité, etc.) : la réalité du « prendre soin de » s’avère contraignante, voire contrariante. Pourtant elle existe bel et bien à travers de petits miracles, de petites attentions que chacun peut ajouter à ses actes. Depuis une centaine d’années, la médecine est devenue performante mais elle s’est intéressée à la maladie au détriment des malades. Il est temps de regarder l’autre comme un sujet que l’on va considérer et ne pas oublier que le malade n’est pas la maladie. Prenons le mot utopie. Etymologiquement, Topos en grec est un pays qui n’existe pas encore. Faut-il pour autant qu’il n’existe jamais ? Le philosophe Paul Ricoeur préconisait l’exploration de futurs possibles, aujourd’hui à nous d’écrire l’histoire en nous projetant dans un futur désirable, en mettant l’accent sur une atmosphère d’éthique et d’humanité. Cette volonté de bienveillance indispensable pour y parvenir nécessite une nouvelle culture outrepassant la rudesse des rapports humains.

Des repères menant à la considération du sujet en souffrance

La finalité que l’on poursuit ne doit pas être confondue avec les moyens, c’est un premier point. Le contenu de tous les métiers hospitaliers, leurs exigences administratives et pratiques sont des moyens, non une finalité. « La finalité c’est aider une personne et ses proches à vivre ensemble ce qu’ils ont à vivre dans la situation qui est la leur » insiste W. Hesbeen et de poursuivre : « Le mot patient est également à reconsidérer. Pathos : celui qui souffre. Le patient, à la sensibilité exacerbée, est celui qui souffre ou risque d’être en souffrance. Sa maladie ravive la question de la mortalité et de la fragilité du corps. Les professionnels de la souffrance (à différencier de la douleur) doivent développer la culture de la juste sensibilité, de la générosité, de la délicatesse et se réapproprier le verbe Aimer pour considérer le patient comme un sujet dont il faut prendre soin et pas seulement dont il faut faire les soins ! »  

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